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Arøne

Scène

Scène du Pont

2024-07-06

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Jour

Indépendante, touche-à-tout et pleine de fraîcheur, Arøne est à l’image d’une génération qui se dévoile pleinement dans tout ce qu’elle entreprend.


« La musique est la seule chose que je fais sans me forcer », dit rapidement la jeune fille en racontant son histoire. Originaire de Bretagne et élevée dans une famille aimante, elle voit débarquer la musique dans sa vie comme une évidence. À 6 ans à peine, un musicien offre un synthé à l’enfant dans la maison familiale au bord de la mer et lui apprend à jouer quelques notes. C’est décidé, c’est cette vie que la petite Enora souhaite mener. 


Les touches timides et balbutiantes se transforment en presque une décennie de cours de piano et l’instrument devient le premier allié de la chanteuse dans sa création. D’abord en rejouant les chansons de ses artistes favoris (Luidji, Jorja Smith, Lana Del Rey) après avoir déchiffré les partitions, puis en créant les mélodies qui accompagnent ses propres textes chantés. C’est à ses 16 ans qu’est née Arøne.


Pour découvrir l’étendue de ses aptitudes artistiques, Arøne s’essaie à différents type beats glanés sur le net afin d’y poser sa voix. Après un enregistrement et un mix artisanaux faits par ses soins, la jeune femme publie ses premiers titres sur SoundCloud et se fait connaître localement. De fil en aiguille, au gré des rencontres lycéennes et étudiantes, les morceaux s’enchaînent sur les plateformes d’écoute.


Arøne fait partie de ce qu’on appelle « la next gen », cette génération d’artistes ayant grandi en écoutant (majoritairement) du rap, de la pop ou encore de l’électro et qui applique cet éclectisme musical dans les œuvres produites, sans aucune distinction de genres. « Je n’ai pas envie d’affirmer une identité musicale franche alors que je n’en suis pas encore sûre », dit la jeune artiste. En ce moment, c’est la drum and bass qui la fait vibrer, un style anglais aux percussions rapides et aux basses lourdes qui lui permet de rapper en plus de chanter sous Auto-Tune.


Peu important le contenant, l’important pour Arøne c’est que sa musique fasse frissonner les cordes sensibles universelles. Et pour atteindre les cœurs des auditeurs, la jeune artiste s’ouvre sans concession : « Je pars toujours d’une base sincère et réelle, je ne fais pas de musique si je n’ai rien à partager. » Touchée par les relations humaines – plutôt celles qui fanent que celles qui durent – elle exprime sa mélancolie et ses rancœurs à travers l’écriture, pour embellir et mieux dépasser ses peines. « J’écris des choses qui me rendent triste mais je les rends joyeuses à mon tour », affirme la chanteuse.


Fraîchement parisienne afin de réaliser ses rêves musicaux, Arøne a publié en 2022 l’EP Conséquences, aujourd’hui riche de dix titres après sa réédition. Elle a alors obtenu ses premiers relais médiatiques et invitations scéniques, de belles consécrations pour celle qui faisait de la musique seule dans sa chambre sans rien attendre de particulier. Accompagnée depuis deux ans par son acolyte Wave, à la fois à la réalisation, au mix et désormais sur quelques prods, la jeune femme se prépare à partager cinq titres composant l’EP Toutes mes larmes. « Malgré son titre, ce n’est pas un EP triste », sourit-elle en ajoutant que la pochette sera d’ailleurs très joyeuse.


C’est avec une sensibilité à la fleur de l’âge que la chanteuse narre ses désillusions et ses rêves. Arøne fait les morceaux qu’elle aimerait entendre dans ses écouteurs, ceux qui pansent les plaies en y apposant de la couleur. Vouloir rendre fière une mère qu’elle vient de quitter, tenter de comprendre ses émotions profondes ou tout envoyer balader sur un coup de tête, autant de sentiments nouveaux que la jeune Arøne couche sur papier.


L’album de la maturité n’est pas pour tout de suite, elle le dit elle-même, les belles années d’insouciance qui précèdent sa production doivent être vécues et créer les failles et la magie qu’il faut. Alors en attendant, la chanteuse se fixe des objectifs annuels et donne tout pour les atteindre. Le but de 2024 : étendre son auditoire et se produire pour la première seule sur scène. « Je sais que j’y arriverais », dit Arøne le regard pétillant et le sourire aux lèvres.

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